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Examen d’aptitude à l’élevage

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7. Avril 2019 Exposition canine nationale avec CAC à Martigny

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La sélection d'élevage du printemps a eu lieu le 16 juin 2019 au Planard en-dessus de Martigny.

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Origine et Histoire

L’épagneul tibétain, dont la race est très ancienne, tire son origine du Tibet, un pays marqué par un climat rigoureux. Le Tibet est un haut plateau montagneux qui se trouve en Asie centrale, souvent désigné comme « le toit du monde ». Il est situé dans la région des hauts sommets de l’Himalaya, à une altitude moyenne comprise entre 4000 et 5000 m. Le climat qui y règne est sujet à de grandes différences de température et à beaucoup d’ensoleillement. C’est une région aride où la végétation est rare qui a fortement marqué les habitants et les animaux. L’épagneul tibétain est d’ailleurs particulièrement réputé pour être une race de chien extrêmement saine et robuste, qui s’est remarquablement bien adaptée aux conditions de vie du pays. En dépit de leur petite taille, ce sont des créatures particulièrement obstinées et résistantes sans quoi ils n’auraient jamais pu supporter les étés courts et torrides, ni les longs hivers glaciaux.

L’épagneul tibétain a longtemps été considéré comme un chien de garde dans les villages ou comme animal de compagnie dans les familles de la haute société. Il chassait les rats et les souris des maisons. Les chiens des monastères paraissaient plus élégants que ceux qui vivaient dans les villages. Les moines les considéraient comme de valeureux petits compagnons, qu’ils avaient constamment auprès d’eux et qui remplissaient par ailleurs les fonctions de veilleurs. Dans les monastères, ce petit chien, souvent assis sur un point élevé, par exemple un mur d’enceinte, avait pour tâche de monter la garde et d’annoncer tout ce qui était inhabituel par des aboiements. Par cela, il donnait l’alerte aux grands dogues tibétains qui empêchaient alors les étrangers de s’approcher davantage de la zone du monastère. L’épagneul tibétain avait aussi reçu pour mission, des moines tibétains, de faire tourner les moulins à prières. C’est pourquoi on lui a également donné le nom de « chien des prières ». Il fait partie des biens culturels tibétains puisque, depuis toujours lié à la vie monastique des montagnes de l’Himalaya. Aujourd’hui encore, il est d’usage pour les touristes de prendre en photo un moine qui tient ce petit chien dans ses bras.

Source: Archives nationales Allemagne, photo 135-S-13-24-11/Schäfer Ernst

Les chiens tibétains, parmi lesquels les épagneuls tibétains, comptent parmi les plus anciennes races de chiens du monde. On en a découvert des traces dans la région d’Asie Centrale, déjà 1000 ans av. J.-C.

Les premières descriptions coïncident avec le développement de l’écriture tibétaine vers l’an 630 av. J.-C environ. Furent également trouvés des objets en bronze et en céramique, datant des années 1100 à 1644 après J.-C., sur lesquels est représenté ce type de chien qui possède des similitudes avec le Pékinois actuel, bien qu’avec un museau et un dos nettement plus allongés. L’épagneul tibétain vivait dans les maisons seigneuriales qui se trouvaient tout au long de la Route de la soie, ainsi que chez Gengis Khan, où Marco Polo en aurait remarqué quelques-uns.

L’épagneul tibétain est arrivé en Europe peu après le tournant du 20e siècle. Les Anglais, de retour des Indes, l’avaient emmené dans leurs bagages, si l’on peut dire. Il a été rapporté que le premier épagneul tibétain fut amené en Angleterre en 1895 par un marin qui rentrait des Indes. Ce chien, qui s’appelait « Ching » vécut jusqu’en 1908. C’était un petit chien distant avec les étrangers, de couleur rouge, qui possédait une crinière bien développée.

Tibetan Spaniel 1898, Malerin: Maud Earl
Source: DOG PAINTING 1840 – 1940


The Tibetan Spaniel „Llassa“, Lying on Stool 1915
Malerin: Florence Jay
Source: DOG PAINTING 1840 – 1940

En 1905, Frank Wormald, un soldat de l’armée britannique, rapporta directement du Tibet en Angleterre un épagneul tibétain multicolore, qui parvint à l’âge de 18 ans. Il existe encore une photo de cet épagneul tibétain, appelé « Lhasa », sur laquelle on remarque un chien rouge et blanc, au museau écrasé et au menton bien marqué. Le crâne était rond, les oreilles haut placées, un chien véritablement bien proportionné.

On peut trouver au musée britannique « Natural History Museum » à Tring, deux fioles contenant les restes de deux épagneuls tibétains dont les noms étaient « Lama » et « Luna ». C’est en 1908 que ces deux frère et sœur quittèrent Lhasa, puis passèrent par les Indes avant d’arriver en Angleterre en 1911. Les deux étaient noir et blanc et avaient un museau relativement long.

The Tibetan Spaniel „Llassa“, Lying on Stool 1915
Malerin: Florence Jay
Source: DOG PAINTING 1840 – 1940

Le « Tibetan Breeder Association » fut fondé en 1934 en Angleterre, suivi par la publication du premier standard. C’est à partir de cette date que les éleveurs s’intéressèrent à la race. La seconde guerre mondiale représenta un sérieux travers dans l’histoire de l’élevage. A la fin de la guerre, le cheptel n’existait pratiquement plus, raison pour laquelle de nouveaux chiens furent importés du Tibet. Il fallut pratiquement repartir à zéro.

Les fondateurs de l’élevage moderne sont « Garpon » et « Potala », frère et sœur, ainsi qu’une femelle appelée « Dolma », issue d’une autre lignée. Tous trois furent à l’origine de la lente reprise de l’élevage en Angleterre, à la fin de la guerre mondiale.

« Garpon » et « Potala » étaient directement issus des chiens des monastères tibétains. Leur mère s’appelait « Mughiwuli » et appartenait à une certaine Lady Wakefield, qui résidait aux Indes. Comme sa chienne était destinée à l’élevage, il ne fut pas aisé de trouver un étalon convenable. C’est alors que le Maharajah de Nabha lui vint en aide. « Mughiwuli » fit le voyage en Rolls-Royce jusqu’à Simla où elle fut saillie par « Tashi », un mâle spécialement choisi pour elle et qui était originaire du monastère Tashi-Gong, au Tibet oriental. C’est de cette portée que sont nés les deux frère et sœur « Garpon » et « Potala », qui furent emmenés en Angleterre en 1946.

« Garpon » était un magnifique mâle, de couleur rouge. « Potala » était noire, tachetée de rouge. Elle parvint jusqu’à l’âge de 17 ans. « Dolma », à la robe rouge et or, qui provenait du monastère Phari Dzong au Tibet oriental, fut emmenée en Angleterre en 1947. Lorsqu’elle était attentive à quelque chose, elle dressait les oreilles, ce qui n’est pas souhaitable chez un épagneul tibétain. « Dolma » se révéla pourtant être une excellente chienne d’élevage. Avec « Lama », de couleur sable, qui était aussi un fils de « Tashi » et « Mughiwuli », ils furent à l’origine de belles nichées.

Source: Internet

Un club des épagneuls tibétains fut fondé en 1957. En 1959, le Kennel Club accorda pour la première fois à cette race la possibilité de poser sa candidature pour le titre de vainqueur. S’ensuivit, en 1961, la reconnaissance de la race par la FCI (Groupe 9, Chiens d’agrément et de compagnie), ce qui représentait un énorme pas en avant. L’épagneul tibétain se répandit d’Angleterre dans le monde entier. Il constitue cependant une rareté parmi les chiens de race, à l’exception de la Scandinavie où il figure parmi les races de petits chiens les plus appréciées; il semble d’ailleurs être particulièrement bien adapté pour supporter le climat plutôt rude de l’Europe du Nord.

C’est en 1970 que l’épagneul tibétain figura pour la première fois dans le Livre des Origines Suisse (LOS). La première nichée, née au chenil « Bodjul », naquit en 1973. Elle ne comprenait qu’un seul chiot, une petite chienne nommée « Ajka ». Depuis lors, des nichées d’épagneuls tibétains sont régulièrement enregistrées dans le Livre des Origines Suisse.

Source: Livre des Origines Suisse 1973

Au demeurant, il est amusant de relever que la désignation d’épagneul, chez l’épagneul tibétain, peut conduire à un malentendu puisque, contrairement aux autres races d’épagneuls, ce dernier n’est pas un chien de chasse.